La société civile que l'on feint d'ignorer est pourtant lieu de résistance au pouvoir économique et à la politique dominante ; non par le fait d'humeurs ou de lubies collectives mais par le désir de nouvelles dimensions étiques, spirituelles et de liberté qui ont du mal à trouver une incarnation définitive et font émerger des expériences concrètes et surtout la certitude qu'il est possible de développer une nouvelle forme de vie meilleure.
Ce désir de vie meilleure reste permanent, du fait même des injustices sociales, économiques qui animent la planète.
Et lorsque qu'un état, des assemblées ou des institutions locales feignent d'ignorer les appels au secours, les propositions faites à travers les séminaires, les symposiums, les rapports réalisés par eux-mêmes ou par les associations diverses, les syndicalistes, les religieux, etc.... (et ceci, quelque soit le régime politique), il ne faut pas s'étonner de voir une population se lever d'un seul bon tel que cela c'est passé le 20 janvier 2009 en Guadeloupe.
En effet Il ne faut pas croire que le c½ur du problème s'articule simplement autour d'une augmentation de deux cent euros et même des 139 points qui ont fait l'objet de cette revendication. Cependant, cela a permis de découvrir et/ou de comprendre les problèmes de fonds fomentés par le pouvoir colonialiste actif sous d'autres formes dans ce nouveau millénaire
Aussi ces deux mois de mobilisation, la détermination d'une population, à faire entendre leurs revendications elles même partagées par l'ensemble des DOM des TOM et de beaucoup pays de la planète, C'est avant tout la remise en question d'une économie, d'un système social incohérent.
Cette grève pour nous est un électrochoc, un bienfait, une chance qu'il faudra mettre au service d'un développement durable ; car si elle est basée sur des vérités éternelles, il nous faut savoir que les résultats tangibles de cette lutte repose sur la capacité maintenant de nous remettre en question et de faire ce qui dépend de nous au quotidien dans les petites et les grandes choses, dans la façon que nous avons de nous considérer, dans l'acceptation de nos bonnes et mauvaises qualités et dans le courage de nous faire confiance.
CHANGEMENT DE MENTALITE ? ou exercice à de nouvelles pratiques d'attitudes constructives ?
Morinda NOUN